L'Auvergne vers le tout-ADSL

11 décembre 2007 à 19h33
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h54 -

Le Conseil Régional de la région Auvergne mise sur Internet : St Julien et Bessamorel ont inauguré le premier TPST de Haute-Loire, une étape qui les fera bientôt sortir des zones blanches. Gageons qu'il ne le regretteront pas ! Aujourd'hui, dans le bourg de Bessamorel, les personnes souhaitant souscrire à des offres ADSL reçoivent le message "Affaiblissement trop important" lors du test de leur ligne.

Rien d'étonnant : avec des lignes téléphoniques atteignant parfois plus de 10 km de long et des affaiblissements flirtant avec les 100 Db, le rêve d'une connexion à haut-débit leur était absolument inaccessible. Du NRA au sous-répartiteur, puis du sous-répartiteur à chaque maison, les signaux électriques de l'ADSL étaient si atténués à l'arrivée que leur décryptage devenait tout simplement impossible... Bilan : "Inéligibles".

2,92 millions d’euros de la poche du Conseil général de Haute-Loire pour financer la construction des TPST : c'est le prix du désenclavement et de la réduction de la "fracture territoriale" pour le département. Avec cet investissement, ce sont 65 autres communes du "43" et 3250 nouvelles lignes qui devraient voir arriver, à défaut de TGV... leurs tant attendues autoroutes de l'information.

Les TPST, c'est le fruit d'un mode original de coopération entre l'Auvergne et France Telecom. Ces Très Petits Sites Techniques, construits à proximité des sous-répartiteurs de France Telecom, sont reliés par fibre optique à l'une des "chambres" de la région Auvergne. Ces chambres, points de raccordement de plusieurs fibres, sont elles-mêmes reliées au réseau de France Telecom par de la fibre. A l'issue du contrat avec France Telecom, la région deviendra de plus propriétaire des TPST et de la nouvelle fibre tirée.

Le résultat pour le particulier : au lieu de faire passer ses données via le fil de cuivre qui relie le NRA au sous-répartiteur, sa connexion va passer par la fibre optique du Conseil Régional. L'affaiblissement dans une fibre est incomparablement plus faible que dans le fil de cuivre : il ne restera donc de cuivre que la partie ultime, allant du sous-répartiteur de France Télécom jusqu'à chaque abonné.