Afrique : un continent d'internautes applaudit le WACS

12 avril 2011 à 18h19
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h45 -

Un nouveau câble sous-marin va desservir l'Afrique sub-saharienne, manquant cruellement de débits à des tarifs supportables.Quelques câbles peuvent changer la destinée de centaines de millions de personnes. En 2009, la bande passante internationale à la disposition de l'Afrique sub-saharienne était de quelques dizaines de Gb/s. Aujourd'hui, avec l'arrivée en Afrique du Sud, du WACS, le "West Africa Cable System", autrement dit le Système de Câble pour l'Afrique de l'Ouest, plus de 5 Tb/s de débit potentiel leur seront accessibles.

Des pays comme le Togo, la Namibie, la République du Congo et la République Démocratique du Congo seront reliés pour la première fois de leur histoire en très haut débit et en direct au réseau internet global.

L'ACE, un autre câble sous-marin, devrait compléter avantageusement le réseau.

En 2008, l'influence de SAT3, le seul réseau câblé d'alors, sous-utilisé et loué extrêmement cher, nuisait au développement de tout le continent. Aujourd'hui, SAT3 est en passe d'être marginalisé : pour le prix qu'avait coûté sa pose, 650 millions de $, ont pu être mis en place des fibres comme celle de WACS, avec plus de dix fois plus de capacité de transport. Les règles vont enfin pouvoir régner sur le Far-Sud !

Reste à attendre sa date de début d'exploitation commerciale, probablement en milieu d'année.

Une bonne nouvelle : une étude de la banque mondiale a démontré que chaque tranche de 10% de connexion à haut débit d'un pays se traduisait par une augmentation de 1,21% du PNB dans les pays développés et de 1,38% dans les pays en développement.