L'ARCEP digère mal la pénurie de fibres actives

11 juin 2010 à 19h52
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h46 -

Entre satisfactions et attentes, le très haut-débit fait tourner les têtes... Et les calculettes ?Si le président de l'ARCEP, Jean-Ludovic Silicani, a tenu à saluer "un taux de foyers raccordés à la fibre sensiblement supérieur à la moyenne européenne", il n'a pu que constater que les abonnements au solutions FTTH, eux, sont restés au régime sec.

Sur 860000 foyers raccordables au très haut-débit par la fibre "jusqu'à la maison" FTTH, seuls 75000 auraient déjà effectué cette démarche. Un chiffre à comparer aux 80000 personnes que Numericable a nouvellement abonnées à l'une de ses offres très haut débit depuis début 2009...

une situation qui ne déplaît d'ailleurs pas au spécialiste du FTTB, qui profite grandement d'une certaine désorganisation de sa concurrence pour placer des offres plutôt agressives...Pourtant, le développement de réseaux de fibre optique, et notamment le transit de données par fibre optique FTTH est fortement conseillé pour la réduction d'une fracture numérique.

Dans un entretien accordé à ITespresso, un chargé de mission TIC de l'UFC Que Choisir a rappelé que d'autres pays se sont montrés ambitieux, à l'image de la Finlande, où les citoyens pourraient exiger du très haut-débit dès 2015.

M. Barreiro de l'UFC Que Choisir a également évoqué la "solution" trouvée en Grande Bretagne pour que la fibre supplante le cuivre. Dans un rapport nommé Digital Britain, une idée est avancée, celle de taxer les offres basées sur un support en cuivre pour motiver les opérateurs à changer de réseau.