L'ART approuve le RE-ADSL2

27 mai 2005 à 21h30
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 19h06 -

L'ART vient d'approuver la norme RE-ADSL2, qui permettra d'étendre la couverture ADSL.L'ART a approuvé la nouvelle norme RE-ADSL2 (encore appelée RE-ADSL) dont l'objet est de donner accès à l'ADSL à des personnes dont la ligne est aujourd'hui trop longue pour supporter cette technologie. Le Comité d'Experts qui s'est réuni le 17 mai 2005 a donc autorisé l'utilisation de cette technique au niveau du répartiteur téléphonique. Pendant une période de 6 mois, c'est-à-dire jusqu'au 17 novembre 2005, l'autorisation de proposer une offre en RE-ADSL n'est donnée que pour les lignes téléphoniques ayant un affaiblissement inférieur à 75dB (selon les critères de l'ART). Il est possible de connaître la valeur d'affaiblissement d'une ligne en utilisant notre outil d'éligibilité. L'utilisation de filtres sera parallèlement étudiée par l'ART afin de proposer éventuellement l'élargissement du RE-ADSL à des lignes présentant un affaiblissement supérieur à 75dB, après cette période initale de 6 mois. Il est également précisé qu'aucune restriction d'emploi n'est imposée au niveau du répartiteur, à savoir que l'opérateur aura le choix d'utiliser un filtre M1 et/ou M2. Le filtre M1 privilégie le débit alors que le filtre M2 privilégie l'accès pour le maximum de lignes. De très nombreux internautes sont aujourd'hui exclus de l'ADSL parce que leur ligne accuse un affaiblissement trop élevé, compris entre 69dB et 75dB. La mise en service du RE-ADSL au niveau de leur répartiteur pourrait leur permettre de bénéficier d'un accès haut débit par la ligne téléphonique, avec un débit descendant de 128K ou 512K. Pour les internautes ayant une ligne encore plus affaiblie (plus de 75dB), il faudra attendre encore. La grande question est maintenant de savoir quand les premières connexions basées sur le RE-ADSL vont être proposées. Certains répartiteurs peuvent déjà techniquement délivrer du RE-ADSL, d'autres non (notamment les plus anciens). D'autre part, les opérateurs, au premier rang desquels France Telecom, doivent être prêts. Il leur faudra notamment prévoir un outil d'éligibilité pour déterminer quels internautes deviennent potentiellement raccordables.