Vers la fin de la régulation de l’ARCEP

4 juillet 2006 à 16h51
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h05 -

Face au dynamisme du secteur des télécoms (ADSL et téléphonie), l’ARCEP lâche du lest et veut généraliser la dérégulation au marché de détail.Qui ne s’est jamais demandé pourquoi France Telecom / Orange lance toujours des offres ADSL et de téléphonie plus chères que ses concurrents ? La réponse tient en 5 lettres : ARCEP. En effet, l’autorité de régulation des télécoms a toute compétence pour étudier, discuter, valider ou refuser la commercialisation des offres commerciales de l’opérateur historique. Cette précaution vise à soutenir la concurrence en la protégeant assez longtemps pour qu’elle se structure et soit assez forte pour proposer aux consommateurs une alternative au géant Orange. L’ARCEP vient d’annoncer qu’en 2008, tous les acteurs du marché de détail des télécoms seront sur un pied d’égalité, y compris France Télécom, qui ne sera plus contraint de faire valider ses offres Internet et de téléphonie par l’autorité de régulation (ARCEP). Les fournisseurs d’accès à Internet ont eu le temps ces dernières années d’avancer leurs pions et de renforcer leur position face à France Telecom/Orange. L’avancée du dégroupage et le développement des offres multiservices leur ont permis d’engranger des millions d’abonnés, et de faire fondre les parts de marché de l’opérateur historique. Avec une croissance de près de 3 % en 2005 et un chiffre d’affaire de 40 milliards d’euros, le secteur des communications électroniques se porte à merveille. Les investissements progressent également avec une hausse de 15% en un an. Ils contribuent largement à dynamiser le marché des télécoms en créant un «cercle vertueux». En remplaçant une technologie sur le déclin, une innovation génère une croissance des activités en comblant des besoins chez les professionnels et les particuliers (avantage concurrentiel, économie d’échelle, service à valeur ajoutée...).