Zones blanches : l'action des opérateurs locaux

14 décembre 2006 à 15h41
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h59 -

Les fournisseurs d'accès à Internet ne sont pas tous des multinationales. Des "petits poucets" contribuent largement à la couverture des zones blanches.Triple Play, Tv par ADSL, débits jusqu'à 20 Mbits....tout le monde veut Internet haut-débit, mais c'est parfois impossible dans certaines communes éloignées des zones d'habitation denses et des réseaux des fournisseurs d'accès. Impossible ? Pas tout à fait.

Une poignée d'opérateurs locaux proposent des solutions personnalisées et soutiennent l'action des collectivités locales qui veulent désenclaver leur territoire. Ces FAI ne passent pas à la TV et n'ont pas de budgets publicitaires à dépenser pour se moquer de leurs concurrents. Ils investissent plutôt dans des solutions techniques viables pour proposer le haut-débit dans des communes situées en zones blanches, non raccordées à l'ADSL.

Ces fournisseurs sont présents dans plsuieurs régions françaises et se déploient sur un micro marché répresentant 2 à 3 % des lignes (600 000 foyers et entreprises). De manière générale, on constate que chaque opérateur agit dans un périmètre d'activité assez bien determiné : Numeo en Rhônes-alpes, satisfaction en Alsace-Lorraine, Alsatis dans le Sud-Ouest, ainsi que Nomotech et A-consulting en Bretagne-Normandie et Pays de la Loire.

Les modèles de développement de ces FAI reposent sur des investissements privés et sur une participation des communes via des subventions en faveur de l'aménagement numérique des territoires. Concrètement, les solutions mises en place font souvent appel aux technologies du WiFi et du Wimax qui relaient le haut-débit jusqu'aux zones blanches. Les internautes peuvent ainsi profiter d'une connexion haut-débit pour un coût mensuel de l'ordre de 30 euros, avec eventuellement des frais d'installation pour le matériel.