La nouvelle charte anti-piratage a été signée

27 novembre 2007 à 17h54
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h55 -

La mission Olivennes a atteint en grande pompe son objectif. Les intervenants se sont auto-félicités. Il ne reste plus qu'à attendre la mise en pratique.Il y a trois ans, en 2004, un accord avait été signé entre les fournisseurs d'accès à internet (AFA, Free, Wanadoo...), les distributeurs, les distributeurs en ligne, les sociétés d'auteurs et les producteurs. L'issue de cet accord : "La charte d'engagements pour la lutte contre la piraterie et pour le développement des offres légales de musique en ligne".

A l'époque, 3 ministres, Patrick Devedjian, Renaud Donnedieu de Vabres, et un futur président, Nicolas Sarkozy, étaient présents à la signature de ce qui devait marquer le coup d'arrêt de la piraterie et le développement des offres légales de musique en ligne.

La mesure phare, qui avait fait couler quelques litres d'encre en son temps, était de permettre aux Fournisseurs d'Accès à Internet d'adresser systématiquement un message d'avertissement aux internautes convaincus de piratage. Si ces derniers ne tenaient pas compte de ces messages, leur accès, après condamnation par la justice, se verrait impitoyablement résilié.

Les dispositions du nouvel accord entre les mêmes parties a été signé en présence de trois ministres, Christine Albanel, Rachida Dati et Christine Lagarde. Pour faire simple, il s'agit plus d'un lifting consensuel que d'une révolution, mettant surtout l'accent sur les moyens de répression des comportements déviants.

Youtube, Dailymotion et Kewego, les plate-formes de diffusion de contenus les plus connues aujourd'hui en France étaient encore à l'état de projets en 2005. Aujourd'hui, ce sont désormais de nouveaux acteurs importants dans ce problème, certains contenus protégés par des ayants-droit étant parfois envoyés puis mis à disposition par des internautes sur leurs sites.
L'obligation, sans compensation, de généraliser le filtrage et le marquage des vidéos sur leur site, et d'employer « systématiquement » ces technologies n'a apparemment pas plu à ces hébergeurs massifs de contenus, qui expérimentent déjà leurs propres solutions technologiques : ils n'ont pas signé l'accord.