L'UFC-Que Choisir devant la commission Olivennes

16 novembre 2007 à 19h33
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h55 -

L'UFC-Que Choisir dénonce à la commission Olivennes les 7 péchés capitaux des fournisseurs de médias.Dans un communiqué courageux, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé toutes ces "habitudes" qui font obstacle, selon elle, au développement de l'"offre de musique et de films en ligne" à la commission Olivennes. Il n'est pas évident que ses 7 propositions aient un impact en dehors des médias, tant la personnalité à la tête de la commission, Denis Olivennes, peut sembler controversée.

L'auteur de l'ouvrage "La gratuité c'est le vol : quand le piratage tue la culture", énarque, normalien et président de la FNAC semble a priori bien mal placé pour comprendre les attentes des simples français, même s'il a montré un peu d'ouverture d'esprit et donné un peu d'espoir par son constat "un titre se vend deux fois mieux sans DRM".

Sans plus tarder, voici les 7 travers relevés par l'UFC-Que Choisir :

Le mode de répression
La répression graduée, hypothèse privilégiée pour l'instant, est selon l'association vouée à l'échec et peut-être même contraire au droit en sa forme actuelle.

Le filtrage
L'association juge les techniques actuelles insuffisantes pour être mises en oeuvre, pour des raisons de coût, de technique et d'atteinte aux libertés.

Le monopole
Les prix de gros de vente aux plateforme de diffusion en ligne sont jugés excessifs.

L'abandon des oeuvres
Si celui qui détient les droits d'une oeuvre ne l'exploite pas pendant une durée prolongée, elle devrait, selon l'UFC-Que Choisir, pouvoir être exploitée par un tiers.

Les protections contre la copie
Les DRM font obstacle à l'interopérabilité et diminuent la valeur de la musique, dit l'association : il conviendrait de les interdire.

L'exclusivité
En créant une demande qui ne peut être satisfaite facilement qu'en recourant au piratage, les accords d'exclusivité du type de celui conclu entre Madonna et Orange sont considérés comme néfastes.

Le flou des étiquettes
L'association souhaite que soit facilement accessible l'information sur la part du prix d'un produit revenant réellement à l'artiste.

De belles propositions ! Et demain ? Le filtrage des flux P2P est l'avenir le plus probable. Bloquer les ports utilisés par défaut par les principaux logiciels de P2P, bloquer les paquets repérés comme contenant des extensions caractéristiques d'un usage P2P classique, punir quelques personnes ayant outrepassé ces protections pour l'exemple, ce sont des mesures simples qui devraient reconduire les utilisateurs les moins technophiles "dans le droit chemin". Un dossier de notre Wiki vous fournira beaucoup plus de détails concernant la commission Olivennes, ce qui nous attend tous et les points de tension soulevés par l'UFC-Que Choisir.