Le débit Internet moyen en France est de 6.6 Mbit/s

25 avril 2014 à 12h56
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h40 -

Selon l'étude d'Akamai, la France s'est classée l'année dernière au 35ème rang des pays où les connexions Internet ont le débit moyen le plus rapide.Grâce au recueil de nombreuses statistiques issues de sa plate-forme de diffusion de contenus et de média (Cloud, serveurs de cache...), Akamai prend ainsi le pouls des réseaux Internet du monde entier.

Au dernier trimestre 2013, la France est classée en 35ème position, soit une place de mieux para rapport à la même période en 2012. Certes, ce n'est pas un bond de géant dans le classement mais, en y regardant de plus près, on constate que le débit moyen a progressé de 35% en passant de 4.8 à 6.6 Mbit/s, soit une hausse notable de 1.8 Mbit/s sur un an.

Malgré cette progression significative, la France est plutôt dans le bas du classement des pays européens les plus rapides. On se situe à la hauteur de l'Espagne et de la Slovaquie alors que les Pays-Bas et la Suisse trônent à plus de 12 Mbit/s de moyenne. Notons par ailleurs la forte croissance de la vitesse descendante moyenne en Turquie (+53% en un an) et surtout en Irlande où le "download" a bondi de 60% en passant de 6.6 à 10.4 Mbit/s entre fin 2012 et fin 2013.

En revanche, sur le classement de la proportion de connexions ayant un débit supérieur à 10 Mbit/s, la France s'est distinguée au 4ème trimestre 2013. Selon Akamai, cette part grimpe désormais à 12% contre 4.3% fin 2012, soit une hausse de 144% ! Cette évolution se retrouve d'ailleurs également en Belgique, en Irlande, en Espagne et en Turquie. On remarquera, par ailleurs, que la proportion des connexions supérieures à 4 Mbit/s a parallèlement gagné plus de 20 points dans l'Hexagone en s'établissant à 69% contre 47% en 2012.

Pourquoi le débit moyen et la part des vitesses supérieures à 4 et 10 Mbit/s ont-t-elle progressé en France ? Trois raisons principales expliquent en partie cette situation. Premièrement, le lancement du VDSL2 en France depuis le 1er octobre 2013 a sensiblement augmenté la bande passante de dizaines de milliers d'internautes. Bien que toutes les lignes téléphoniques ne soient pas éligibles au VDSL2, plus de 6000 noeuds de raccordement sont d'ores et déjà compatibles avec cette norme qui permet des débits descendants de 25 à 100 Mbit/s pour les internautes dont la longueur de ligne n'excède pas 1000 mètres.

Deuxièmement, les programmes de montée en débit commencent à porter leurs fruits. Les centaines de NRA-MeD renforcent le maillage des réseaux ADSL/VDSL2 et améliorent mécaniquement le débit des internautes dont la ligne téléphonique a été migrée vers un central beaucoup plus proche de leur domicile.

Enfin troisièmement, n'oublions pas que le très haut-débit se développe également. Selon l'ARCEP, le nombre d'abonnements avec un débit supérieur à 100 Mbit/s est passé de 935 000 à 1.3 million (+40%) entre les 31 décembre 2012 et 2013.