Exposition aux ondes : l'agence nationale des fréquences rassure

11 octobre 2017 à 15h51
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h27 -

L'ANFR a publié cette semaine son rapport annuel sur l'exposition du public aux ondes électromagnétiques. Selon l'agence des fréquences, les seuils réglementaires sont respectés.

L'ANFR publie son étude sur l'exposition aux ondes électromagnétiquesUn point nécessaire avant de détailler les résultats de l’étude publiée par l’Agence nationales des fréquences : celle-ci porte sur près de 3 000 mesures, réalisées en 2016 par des laboratoires accrédités. Ces tests sont effectués à la demande de personnes physiques ou morales pour évaluer l’exposition aux ondes dans un lieu donné, et intégralement pris en charge sur les deniers d’un fonds alimenté par une taxe payée essentiellement par les opérateurs. Toutes les informations sur cette démarche sont disponibles sur le site cartoradio.fr

Largement inférieur aux seuils d’alerte

Les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques ont été fixées en 2002 dans un intervalle de 28 V/m à 87 V/m, en fonction des fréquences. Sur le terrain, les niveaux relevés sont largement inférieurs : sur les 2 993 mesures collectées l’an dernier par l’ANFR, réparties sur l'ensemble du territoire, la moitié des résultats obtenus étaient inférieurs à 0,38 V/m, et 90% sous les 1,4 V/m. Seules 20 mesures, soit 0,7% du total, ont mis au jour un niveau d’exposition supérieur à 6 V/m, avec un maximum à 25,4 V/m.

Exposition aux ondes : répartition des mesures collectées par l'ANFR en 2016



La téléphonie mobile, contributeur principal

L’étude de l'ANFR révèle un écart notable entre les relevés réalisés en intérieur (90% des mesures inférieures à 1,9 V/m) et en intérieur (90% sous 1,2 V/m).

Explication : le rôle prépondérant de la téléphonie mobile, contributeur principal à l’exposition mesurée dans 57% des cas. Et dont le signal est en partie atténué dans les bâtiments : il est contributeur principal à l’exposition dans 52% des cas en intérieur et 72% en l’extérieur.

L’exposition plus élevée en zone urbaine

Découlent fort logiquement de la place occupée par les ondes de téléphonie mobile des niveaux d’exposition sensiblement plus élevés en ville (90% des mesures inférieures à 1,5 V/m), où la densité d'antennes est plus élevée, qu’en zone rurale (90% sous 0,90 V/m). L’ANFR indique du reste que la téléphonie mobile apparaît comme source n°1 d’exposition dans 72% des cas en zone urbaine et seulement 41% des cas en milieu rural.