Free trouve au GPL un petit goût explosif...

25 novembre 2008 à 18h54
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h50 -

Alors que la Freebox carbure au code source GPL, Free interpréte à sa façon la licence GNU/GPL 2, au grand dam de la FSF.Les programmes informatiques sont écrits en langage humain, le code source, avant d'être compilés. La phase de compilation traduit le code source en langage machine, une langue compréhensible par l'ordinateur.

Compilé, le code informatique devient très complexe à comprendre et il devient alors ardu, voire impossible, de retrouver et de rendre réutilisable le code d'origine, le code avant compilation.

Open Source signifie "source ouverte". Ceci signifie qu'une personne ou une entreprise donne accès au code source d'un programme. Présenter à la vue d'autres personnes que les programmeurs initiaux le code source d'un programme peut permettre, avec ce regard neuf, d'apporter des modifications positives. C'est aussi un risque, car les faiblesses du programme, notamment en termes de sécurité, sont également bien plus visibles.

Dans le cadre des licences GNU/GPL, des programmeurs ont accompli une oeuvre proche du bénévolat : leur code source est accessible gratuitement, pour tous les utilisateurs. Une seule condition : que le code-source d'un programme utilisant du code sous licence GNU/GPL soit lui aussi disponible librement.

Free s'est déjà confronté plusieurs fois à la Free Software Foundation, en 2006 et en 2007.

Les Freebox utilisent en effet des programmes sous licence GPL, dont Iptables et Busybox.

Free considère que le fait que les Freebox soient mises gracieusement à disposition de ses clients, et non pas vendues, le dispense de publier le code source qui les caractérisent, la GPL 2 étant, selon Xavier Niel, floue à ce sujet.

Les enjeux de sécurité sont en effet importants, une grande part du contenu y transitant, et notamment de la vidéo, pouvant être optionnel. Free pourrait également craindre des prises à distance de ses Box.