La France championne du monde du dé-référencement Google

13 octobre 2014 à 00h13
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h39 -

Depuis fin mai 2014, il est possible de demander la suppression de liens vous concernant sur les moteurs de recherches majeurs de la toile. Une procédure du droit à l'oubli qui connaît un certain succès auprès des internautes français... En effet, depuis un arrêt du 13 mai 2014, la Cour de Justice de l'Union Européenne a reconnu le droit pour les particuliers de demander à faire supprimer des résultats de recherche Google, et des autres moteurs de recherche en théorie, mentionnant des données personnelles jugées comme 'gênantes' et pouvant porter préjudice aux personnes. Par conséquent, depuis le 29 mai 2014, Google a mis en place une procédure de demande de suppression de contenu pour que les internautes puissent demander directement à supprimer certains résultats de recherche au titre de la législation européenne sur la protection des données. La procédure existait déjà pour les sites et services de Google comme YouTube, Picasa... Depuis cet été, le moteur Bing de Microsoft propose également le même service.

Les demandes de suppression de liens dans les résultats des recherches Google

La procédure... au cas par cas
Pour effectuer une demande, il suffit d'aller sur le site officiel Google, en français, afin de faire sa déclaration. Il faudra bien entendu envoyer une preuve de son identité et prouver surtout que les données des résultats ne sont plus valides, qu'elles vous portent préjudices ou qu'elles ont été publiées à votre insu. Google doit alors étudier chaque dossier et décider de la réponse, positive ou non à votre demande, restant seul juge en la matière. Plusieurs critères seront pris en compte et un contenu aura ainsi plus de chances d'être supprimé dès lors qu'il sera considéré comme obsolète, mensonger, très ancien, etc. En revanche, il sera plus difficile de faire supprimer un résultat de recherche dès lors que l'information vous concernant présente un intérêt public (condamnation pénale, escroquerie financière, négligence professionnelle...).

Seul Google décide du bien-fondé des demandes

Les français, inquiets et attentifs
Toujours dans un souci de transparence, Google a également mis en place un site de suivi des procédures en cours, avec un premier bilan à quatre mois qui place les français au top des demandeurs. A mi-octobre, on pouvait ainsi découvrir que 41,8% des demandes de suppressions traitées avaient été supprimées, soit 171 214 sur 410 008 URLs. Pour la France, ce sont 89 294 URLs qui ont examinées pour suppression correspondant à 29 250 demandes, soit quasiment 1/5ème de la totalité des demandes effectuées en Europe. Le site permet également de voir ce qui se passe dans les autres pays européens, ou de découvrir de quels sites viennent la majorité des liens qui sont concernés par les URLs de résultats. On retrouve bien sûr en tête de liste Facebook, mais aussi YouTube, groups.google.com, le site de rencontre Badoo et plusieurs annuaires de personnes comme Yatedo, Profilengine ou encore Yasni.

Les sites les plus concernées par les destinations des résultats de demande de suppresion