British Telecom parie encore sur le cuivre et teste le Long Reach VDSL

19 août 2016 à 17h40
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h32 -

Au Royaume-Uni, une nouvelle technologie - le LR VDSL - est testée pour augmenter les débits des internautes les plus éloignés du central téléphonique.

Après un premier test dans la ville de Isfield, BT vient de lancer une nouvelle expérimentation grandeur nature dans la petite commune de North Tolsa, située sur l'île de Lewis au nord-ouest de l'Ecosse. Une vingtaine de foyers isolés et mal desservis ont été choisis par l'opérateur pour tester la nouvelle technologie Long Reach VDSL (LR-VDSL), que l'on pourrait traduire en français par VDSL à longue portée.

L'objectif de ce test est de mesurer "in situ" cette nouvelle technologie qui permet d'améliorer significativement le débit descendant des connexions VDSL les plus éloignés des noeuds de raccordement. Selon le site anglais ISPreview, le débit descendant d'une connexion située à 2 kilomètres du sous-répartiteur ("cabinet") pourrait être multiplié par 2.5 en passant de 9 à 24 Mbit/s grâce au LR-VDSL (en savoir+ sur les spécifications du LR VDSL).

Le principal intérêt du Long Reach VDSL serait d'améliorer le débit sur de plus longues distances sans installer de nouveaux réseaux...et donc de permettre à British Telecom de tenir les engagements du Gouvernement qui souhaite une obligation de service universel de 10 Mbit/s minimum pour tous les britanniques au plus tard d'ici 4 ans (2020).

LR VDSL en Ecosse

Sans donner de chiffres précis, Clive Selley, le PDG d'OpenReach (la filiale de BT en charge des réseaux) a declaré que "les premiers résultats sont très positifs et que les tests avaient permis d'augmenter significativement la vitesse des lignes qui sont typiquement celles que l'on retrouve dans les régions les plus reculées du Royaume-Uni".

Rappelons que le Royaume-Uni a fortement investi ces dernières années dans la création d'un large réseau de fibre jusqu'au sous-répartiteur (FTTC), assez similaire aux noeuds de raccordement dits de "montée en débit" associés au VDSL2 que l'on retrouve en France. Bien que les britanniques déploient également de la fibre optique jusqu'au domicile (FTTH), OpenReach contiuera d' "investir lourdement dans les réseaux FTTC". La fibre optique s'arrêtera donc au niveau des armoires de rue puis le réseau téléphonique en cuivre prendra le relais jusqu'aux logements. Le VDSL2 sera en revanche progressivement remplacé par le standard G.fast plus performant. OpenReach table sur 10 millions de foyers couverts d'ici 2020.