Orange Marine sur tous les fronts (de mer)

20 novembre 2015 à 11h26
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 17h36 -

Les navires câbliers de la flotte d'Orange Marine sont actuellement particulièrement sollicités sur tous les océans. Revue de détail.

Si la grande majorité des internautes associent souvent l'accès au web uniquement à leur Box Internet, il n'est pas inutile de rappeler que la quasi totalité des communications mondiales transitent avant tout par des câbles sous-marins de fibre optique. Ces câbles transcontinentaux forment la colonne vertébrale du réseau Internet mondial, et interconnectent les pays entre eux. Comme on a pu le constater le mois dernier en Algérie, les câbles sous-marins sont d'autant plus essentiels depuis que la numérisation et la mondialisation s'étendent.

Tracé du câble SeaWeMe3

Cocorico ! L'un des acteurs majeurs du secteur de la pose et de la maintenance des câbles sous marins est Orange Marine, la filiale de l'opérateur historique français. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les navires câbliers d'Orange Marine sont actuellement particulièrement sollicités sur tous les océans du globe.

Réparation du câble SeaMeWe-3 en mer du Nord

Selon nos informations, le câblier Pierre de Fermat a appareillé en urgence du port de Brest, ce matin, pour rejoindre la Mer du Nord. Il devrait procéder à des réparations sur le câble SeaMeWe3 au large de Rotterdam aux Pays-Bas. Rappelons que Brest accueille la base de maintenance des câbles de la zone Atlantique. Un navire d'Orange Marine est systématiquement prêt à intervenir dans le cadre du contrat ACMA

Le câble SeaMeWe-3 est un des plus importants câbles reliant l'Europe, l'Afrique, l'Inde, l'Australie et l'Asie. D'une longueur de 40 000km, il est notamment relié à la France dans la commune de Penmarch en Bretagne. Ce câble est par ailleurs sujet à d'autres opérations de maintenance sur la portion reliant l'Indonésie à la ville de Perth en Australie.

Le Pierre de Fermat, le plus récent navire d'Orange Marine, quitte le port de Brest.

Atterrissement du câble Faster dans le Pacifique

Dans l'océan Pacifique, le René Descartes est en train d’achever une longue mission durant laquelle le navire a posé les 9000 kilomètres de fibre du câble Faster. Objectif : gonfler les capacités de transit entre les Etats-Unis et le Japon, sans doute les deux nations les plus connectées et les plus gourmandes en bande passante. Le Descartes y a réalisé la jonction entre le câble de haute mer et les stations terrestres de Chikura et Shima.

Pose du câble SeaMeWe-5 en Méditerranée

Plus proche de nos côtés, Orange Marine a également oeuvré au déploiement du câble SeaMeWe-5 en Mer Méditerranée. Cette fois-ci, c'est le câblier Teliri (acquis dans le cadre du rachat de la société Elettra en 2010) qui s'est occupé d'"ensouiller" plusieurs centaines de kilomètres de fibre optique entre la France et l'Egypte. D'une longueur de 20 000 km, ce câble relie la France à Singapour et sera mis en service fin 2016. En France, le câble arrive à La Seyne sur Mer dans le Var et est relié directement par fibre terrestre à un point de présence situé à Marseille.

Teliri

Seconde portion du câble ACE dans l'Atlantique Sud

Enfin, dans l'Atlantique Sud, Orange Marine s'attaquera dans les prochaines semaines à la pose de la seconde tranche du câble ACE. Ce câble de 17000 km relie directement la France à l'Afrique du Sud, avec de nombreux points d’interconnexion tout le long de l'Afrique de l'Ouest (Côte d'ivoire, Gabon, Benin, Guinée...). Rappelons que le premier tronçon du câble ACE avait notamment été posé par le navire Chamarel qui a été entièrement ravagé par un incendie spectaculaire en août 2012.

Selon Orange, la seconde portion du câble optique sera d'une longueur de 5000 km (12000 km déjà déployés) et reliera l'île de Sao Tomé & Principe, dans le golfe de Guinée, et l'Afrique du Sud. D'une capacité totale de 12.8 Tbit/s, le câble ACE aura coûté 700 millions de dollars dont 250 millions pris en charge par Orange. Une fois achevé, le câble ACE sera maintenu par le navire Léon Thévenin, prépositionné dans le port du Cap en Afrique du Sud.