Les FAI grognent sur la baisse du tarif des hotlines

30 octobre 2007 à 15h25
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h56 -

L'Association Française des Fournisseurs d'accès monte au créneau pour faire pression sur le Gouvernement qui défend le projet de loi sur la consommation de Luc Chatel.Le Secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, fait face à un tir de barrages de la part des fournisseurs d'accès et des opérateurs télécoms. Ces derniers ne veulent pas d'une baisse imposée du prix à la minute des appels vers les assistances.

Les hotlines sont de nouveau au coeur de l'actualité. Mais cette fois-ci, ce ne sont ni les internautes ni les associations de défense qui grognent, mais les fournisseurs d'accès ! L'Association Française des Fournisseurs d'accès, rejointe pour l'occasion par Free, a fait part très officiellement de ses craintes sur le projet de loi que le Gouvernement veut mettre en place.

Les opérateurs regrettent la "stigmatisation de leur secteur" et en profitent pour rappeler que d'autres utilisent aussi les hotlines à 0,34 euros la minute. Y compris les administrations publiques. Les FAI soulignent également que la question du tarif des hotlines est liée à la mise en place de services après-vente de qualité.

En clair, une tarification au prix d'un appel local risque de dégrader la réponse apportée aux abonnés en difficulté. Les opérateurs évoquent même la possibilité de répercuter le coût des hotlines sur les abonnements haut-débit notamment. La question est lancée : une hotline payante est-elle plus efficace qu'une hotline gratuite ?