L'UFC Que Choisir n'a pas diffamé Free

10 décembre 2007 à 12h50
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h54 -

Tel est le verdict du tribunal. L'association de consommateurs gagne de nouveau une bataille judiciaire face au fournisseur d'accès Free.La 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a relaxé le président de l'UFC et le rédacteur en chef du magazine de l'association, tous deux accusés de diffamation.

Petit flashback : en mai 2006, l'UFC Que Choisir dénonce la situation de freenautes désespérés par le manque d'information et de communication de Free, notamment en cas de problèmes de connexion. L'association compare alors cette situation en parlant d' "autisme".

L'opérateur n'apprécie pas le parallèle et porte plainte en contestant au passage la réalité des chiffres publiés par l'UFC. L'association annonçait à ce moment que 51% des plaintes contre les fournisseurs d'accès visait Free. La Justice a estimé que l'UFC avait "le bénéfice de la bonne foi". L'avocat de l'association souligne par ailleurs que le tribunal a relevé "des éléments sérieux pour justifier les critiques formulées" contre Free.

Free perd encore un procès face à l'UFC Que Choisir. Le fournisseur d'accès s'était déjà retourné contre l'un de ses abonnés, qui avait associé les mots Free et Arnaque dans un forum de discussion.