WiFi - WiMax : des FAI jetent l'éponge

28 mars 2008 à 18h14
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h53 -

A Montréal, le Wi-Fi bat de l'aile. En Australie, le Wimax ne séduit plus. Rien ne va plus pour le sans fil ?Difficile de s'y retrouver dans l'actualité du haut débit sans fil ces derniers jours : certains jugent le Wi-Fi trop limité et lui préfère le WiMax, lui même critiqué pour son manque de fiabilité !

Annoncé pour septembre 2007, le projet de couverture Wi-Fi de Montréal au Canada semble bel et bien compromis. A l'origine de l'aventure, Nomade Telecom abandonne. Pourquoi ? Pour des raisons financières dans un premier temps. Les coûts d'exploitation sont trop élevés compte tenu de la densité d'équipements à installer pour couvrir un kilomètre carré.

Un seul émetteur Wi-Fi en zone urbaine est limité à quelques centaines de mètres, alors qu'une antenne WiMax couvre plusieurs kilomètres. Luc Picard, président de Nomade Télécom, souligne également que les "négociations avec la mairie pour l'utilisation des infrastructures publiques n'ont jamais vraiment décollé".

Pour Nomade Telecom, "2008 sera l'année du WiMax". Une analyse que ne partage pas (ou plus) Buzz Broadband, le premier fournisseur WiMax d'Australie. D'après son PDG, la technologie WiMax serait une catastrophe et un échec irrémédiable.

Lors d'une conférence à Bangkok, Garth Freeman a dénoncé le faible niveau de performance du WiMax. Ses abonnés ont dû faire face à des problèmes de qualité de service. Selon lui, "les problèmes survenaient dès que le signal dépassait une distance de 400 mètres et disparaissait totalement après 2 kilomètres".