L'usage des matériels 3G-4G bientôt possible dans les avions

3 avril 2014 à 16h33
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h23 -

Utiliser son téléphone en mode connecté 3G/4G dans les avions, une future évolution qui fait l'objet d'une consultation de la part de l'ARCEP.Le réseau mobile n’a même pas fini de se déployer de façon homogène sur l’ensemble du territoire que les projets pour son déploiement dans les moyens de transport aériens s'accélèrent. Depuis le début d’année, l’utilisation des matériels électroniques personnels de type smartphones, ultrabooks & tablettes est tolérée dans les avions, hors connexion au réseau mobile, Wi-Fi et Bluetooth. Air France fût une des premières compagnies aériennes à suivre dès le mois de février dernier la toute nouvelle directive de l’AESA (Agence Européenne de Sécurité Aérienne), acceptant l’usage des appareils nomades dans la cabine pendant les phases de décollage et d'atterrissage. Cela s’applique jusqu’ici exclusivement avec des appareils utilisés en mode avion, donc sans aucune connexion au réseau mobile, ni au Wi-Fi ou au Bluetooth (en théorie). Cependant, les choses pourraient bien évoluer rapidement, avec l’ouverture d’une consultation de la part de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) depuis le 24 mars dernier (jusqu'au 11 avril), pour réglementer l'utilisation des réseaux 3G et 4G, sous certaines conditions.

Une utilisation très limitée
La priorité en autorisant l'usage de dispositifs connectés à bord des avions reste la sécurité, en particulier pour ce qui concerne la protection du fonctionnement des autres dispositifs électroniques embarqués, essentiels au bon fonctionnement des avions. Il faut aussi bien comprendre que ces usages se limiteront aux usages de connexions à Internet, et absolument pas à l'émission ou à la réception d'appels vocaux (les appareils devront être utilisés en mode silencieux). Déjà dans les transports publics, au-delà de la qualité des réseaux mobiles, la gêne occasionnée pour ses voisins est un vrai problème, alors on imagine mal ce genre de situation dans un espace aussi confiné qu'une cabine d'un avion.

Tout l'intérêt de ce projet est bien sûr de proposer par contre une connexion à Internet, qui permettrait alors de continuer à surfer et consulter ses emails sur son smartphone, son PC ou sa tablette... Evidemment, cela risque de poser encore une fois un problème sur la limitation des quota de data, même sur les forfaits 4G les plus performants, à moins de trouver un fonctionnement différents avec les opérateurs.

La 3G/4G dans les avions servira surtout à profiter d’Internet
Des réseaux mobiles 'embarqués'
Cette réflexion aborde par conséquent l'utilisation des réseaux 3G et 4G dans les avions, à une altitude supérieure à 3000 mètres au-dessus du sol. Cette consultation concerne surtout les acteurs du secteur des télécoms et de l'aviation (opérateurs, équipementiers et compagnies aériennes), mais aussi les particuliers, en communiquant réflexions, propositions, études et analyses à l'ARCEP. On peut envoyer ses suggestions par email ou par courrier, selon les modalités indiquées sur ce document à télécharger.

Cela concernerait l'usage de la bande 1800 MHz (4G & 2G, utilisée actuellement par Bouygues) et 2100 MHz (3G, utilisée par tous les opérateurs). L'autre limitation implique que les utilisateurs ne pourront pas se connecter à un réseau terrestre, ce qui obligera les compagnies aériennes à équiper leurs appareils avec des équipements spécifiques pour contrôler le réseau et éviter toute interférence avec l'électronique dédiée à la navigation. Par conséquent, la mise en place des solutions ayant un coût certain pour les compagnies aériennes, cela devrait se traduire par un service qui sera facturé aux utilisateurs.