5G : Orange et Free veulent la jouer collectif

Réseau mobile 5G : vers un accord de mutualisation entre Orange et Free
27 février 2020 à 16h40
- Mis à jour le 27 février 2020 à 16h40 -

Les deux opérateurs songent à unir leurs forces afin d'alléger les coûts du déploiement de leur réseau 5G. L'Arcep, le régulateur des télécoms étudie la possibilité d'un accord entre Orange et Free.

5G : vers un accord de mutualisation entre Orange et Free

Pour obtenir des fréquences 5G, les opérateurs vont devoir chacun débourser plusieurs centaines de millions d'euros. Sans compte ce qu'ils vont devoir payer pour déployer leur réseau 5G. Alors, certains opérateurs cherchent des solutions pour alléger la facture de la 5G.

C'est notamment le cas de Orange et Free. Et la solution serait d'opter pour une mutualisation des réseaux 5G entre les deux opérateurs. Cela veut dire que les opérateurs partageraient les frais pour le déploiement des infrastructures sur lesquelles ils vont installer des antennes 5G. Une mise en commun des fréquences, avec une exploitation combinée, est aussi possible. Ce qui permettrait aux opérateurs de proposer des débits plus élevés.

En tout cas, la question d'une "mutualisation poussée se pose" sur les futurs réseaux 5G, a fait savoir début février Stéphane Richard, le patron d'Orange. "Ce n'est pas un hasard si des accords de ce genre se multiplient entre opérateurs dans le monde. Orange en a signé en Espagne, en Pologne ou en Belgique. En France, certains de nos concurrents (SFR et Bouygues, NDR) partagent déjà largement leurs réseaux", a-t-il justifié. Quant à Free, il ne s'est pas non plus montré opposé à cette idée. "Mutualiser certaines infrastructures ferait beaucoup de sens et permettrait de rediriger des dépenses de génie civil vers des investissements à enjeux", a fait savoir Thomas Reynaud, directeur général d'Iliad, la maison mère de Free. De là à imaginer un accord entre les deux opérateurs ? C'est possible.

Mutualisation des réseaux 5G : qu'en pense l'Arcep ?

À en croire Orange, des réflexions étaient en cours. Il semble maintenant que l'on en soit à un stade un peu plus avancé et que des négociations sont en cours entre l'opérateur historique et Free, selon Le Figaro. En tout cas, il semblerait que l'Arcep, le régulateur des télécoms, ne soit pas opposée à cette idée. Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, s'est dit "à l'écoute". "Si la mutualisation a nécessairement une limite, elle peut être une manière de combiner le meilleur des mondes, à savoir une concurrence intense et des synergies dans les déploiements, afin d'éviter des coûts trop élevé".

La mutualisation des réseaux 5G ne présente pas forcément d'intérêt alors que, selon le cabinet Tactis, elle peut être très utile dans les zones péri-urbaines où il faudra pas moins de 30% de sites en plus pour assurer un service équivalent à la 4G. En zones rurales, pour obtenir une couverture équivalente, il faudra carrément doubler le nombre d'antennes 5G. Dans ce cas, on a vite fait de comprendre l'intérêt d'une mutualisation des réseaux 5G.

 

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