La 4G ne séduit pas encore tous les mobinautes

20 février 2014 à 10h15
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h23 -

Edcom a observé l'intérêt que portent les internautes sur la 4G. L'étude révèle que 23% des sondés ont ou vont souscrire une offre 4G, alors que 35% ne pensent pas s'abonner au très haut débit mobile.La 4G, on nous l'a rabâchée ! Bouygues, Orange, SFR et Free en ont fait leur cheval de bataille en 2013, et les autres opérateurs (low-costs et MVNO) continuent de se positionner face à la concurrence depuis le début de l'année. Et à en croire le sondage réalisé par la société Edcom entre le 13 décembre et le 31 janvier 2014, 44% des 5045 participants pensent que les opérateurs se focalisent trop sur le très haut débit mobile. Cette rengaine pourrait-elle lasser les abonnés ?

Même si les trois grands opérateurs revendiquent chacun avoir dépassé le million de clients 4G actifs, l'étude d'Edcom montre que les mobinautes gardent leur sang-froid et pèsent le pour et le contre avant de s'engager sur une offre très haut débit. Ainsi, seulement 9% des sondés ont déjà souscrit un forfait 4G et 14% le feront à court ou moyen terme. Dans 55% des premiers cas, la rapidité de la navigation a été l'élément déclencheur de l'abonnement, suivi par le changement de mobile (18%), et l'envie d'être à la pointe de la technologie (12%).

pourquoi les abonnés ne veulent pas souscrire à la 4g
Pourtant, encore 35% des sondés par Edcom affirment ne pas souhaiter passer à la vitesse 4G. Quatre motifs principaux ont été évoqués : 28% estiment que les prix sont encore trop élevés, 25% sont freinés par leur téléphone non compatible, 25% n'y trouvent pas d'utilité, et 15% ne sont pas intéressés car ils habitent dans une zone non couverte. Malgré tout, si on compare ces résultats à ceux obtenus par Médiamétrie fin novembre 2013, la part de "non" a sensiblement baissé, pendant que la part de "oui" et des indécis a bien augmenté.

L'inversion des tendances pourrait s'expliquer encore une fois par l'effet Free Mobile de début décembre, qui a obligé l'ensemble des opérateurs à réviser leurs prix. Une stratégie qui fonctionne, puisque parmi les 9% d'abonnés 4G (sondage Edcom), presque la moitié a choisi son opérateur en fonction du tarif des forfaits et des mobiles. La vente de smartphones joue effectivement aussi un rôle très important dans le développement du très haut débit. Le bilan 2013 des marchés des biens techniques de GfK déclare que "l’offre subventionnée permet une croissance soutenue du parc installé en 4G qui représente déjà une vente sur cinq cette année (2013, ndlr). L’ensemble cohabite plutôt bien puisque le marché français renoue avec la croissance affichant 23,6 millions d’unités vendues en 2013, les Smartphones comptant pour 15,8 millions d’unités." L'étude d'Edcom observe également que 68% des sondés actifs 4G ont choisi une offre avec engagement (donc en général avec un nouveau téléphone).

Par ailleurs, seulement 19% des clients actifs 4G sondés ont choisi leur opérateur pour sa couverture réseau. Elle reste pourtant essentielle pour une bonne qualité de service. Mais avec un prix quasi identique à la 3G, les abonnés seraient-ils plus tolérants face à une qualité moyenne de réception 4G ? Dans l'ensemble, ils restent satisfaits de leur offre pour 91% chez Bouygues Telecom et Free Mobile, 88% chez Orange et 71% chez SFR.

les débits moyens de la 4G au mois de janvier 2014
Ce fort taux de satisfaction chez Free Mobile pourrait être difficile à croire, à cause de sa dernière position dans le tableau de la couverture 4G, avec 994 antennes déclarées ouvertes au 1er février. Mais les derniers résultats des débits moyens 4G mesurés avec 4Gmark en janvier 2014, montrent que le quatrième opérateur mise sur la qualité de service de son réseau. Il atteint ainsi la deuxième place, devant Bouygues et SFR, avec un débit moyen en download de 22.8 Mbit/s. Il a augmenté sa performance de 28% en un mois.