WiMax : Bolloré Télécom s'offre une licence nationale 4G

8 janvier 2010 à 16h22
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h47 -

En rachetant à Altitude ses licences WiMax d'Alsace et de Bourgogne, Bolloré Télécom détient désormais des licences régionales sur l'ensemble de l'Hexagone.Selon le journal Le Figaro, le groupe Bolloré - déjà détenteur d'une licence d'exploitation WiMax dans 20 régions - aurait acquis deux nouvelles licences grâce à un accord avec Altitude Télécom.

Avec dorénavant l'Alsace et la Bourgogne dans son giron, Bolloré Télécom détiendrait de fait une licence WiMax nationale, en étant désormais capable d'exploiter les fréquences WiMax dans les 22 régions métropolitaine (hors Guyane et Mayotte).

Bien que perdant deux régions, le groupe Altitude reste néanmoins un acteur de premier plan grâce aux 11 licences WiMax qu'ils détient toujours (Auvergne, Basse-Normandie, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas de Calais, Pays de la Loire, Rhône-Alpes).

Quelle stratégie poursuit Bolloré Télécom ? Grand gagnant de l'attribution des licences par l'ARCEP en juillet 2006, Bolloré n'a eu de cesse d'étoffer sa collection en rachetant, par exemple, huit des onze licences de HDRR/TDF en juin 2008. Eparpillées, les licences régionales n'ont pas beaucoup d'intérêt, hormis celui de permettre une couverture haut-débit sédentaire et ponctuelle des zones blanches ADSL.

En revanche, concentrées dans les mains d'un opérateur, les 22 licences régionales permettent théoriquement au groupe Bolloré de disposer d'un maillage national. Actuellement, seul Iliad (via sa filiale IFW) est en mesure de rivalsier grâce à sa licence WiMax nationale acquise en 2005 auprès d'Altitude.

Pourquoi Bolloré investit-il dans une technologie décriée pour le haut-débit fixe et actuellement inutilisable pour le haut-débit mobile ? A l'inverse du groupe Iliad (Free/Alice) qui investit des centaines de millions d'euros dans une licence de téléphonie mobile 3G, Bolloré fait le pari que le WiMax servira de base au déploiement de la future 4G qui pourrait libérer tout le potentiel de l'Internet mobile.