Free et Orange sur la même longueur d'ondes

14 avril 2010 à 16h53
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h46 -

Face aux géants du web, Free et Orange adoptent un discours sensiblement identique. Leur objectif est de faire payer les sites de contenus multimédias qui consomment énormément de bande passante.C'est suffisamment rare pour être souligné ! Les points de vue du directeur général d'Iliad (Maxime Lombardini) et du PDG d'Orange (Stéphane Richard) convergent sur la question du financement partiel des réseaux télécoms par les sites web qui monopolisent une grande partie du trafic Internet.

A l'occasion des débats ouverts par l'ARCEP sur la neutralité du web, les deux principaux opérateurs ADSL français ont tiré à vue sur certains sites emblématiques tels que Dailymotion ou Youtube qui diffusent quotidiennement des millions de vidéos en streaming .

Maxime Lombardini cible particulièrement les sociétés qui "se mettent derrière le joli concept de neutralité technologique, créent les plus grosses capitalisations boursières mondiales, avec des services qui ont une dimension très commerciale, tout en refusant toute contribution au financement des réseaux et des contenus dont ils profitent".

Du côté d'Orange, Stéphane Richard suit les pas de son prédécesseur, didier Lombard, qui affirmait l'année dernière que "les géants du web devront financer les nouveaux réseaux". La direction de l'opérateur historique cite l'exemple d'Apple en prédisant que "l'iPad va poser des questions très concrètes de consommation de bande passante dont on n'a pas pris totalement la mesure".

En clair, que ce soit sur les réseaux ADSL ou 3G, les opérateurs craignent la saturation. Ils ne comptent pas payer de leur poche l'ensemble des investissements liés au passage à la fibre optique et à la 4G. Dans la mesure où les opérateurs se retournent contre les gros diffuseurs de contenus multimédias, on peut se poser la question de la forme que prendrait un consensus financier avec Google par exemple.