Mobiles : et si Free faisait baisser les tarifs des appels ?

4 décembre 2008 à 13h55
- Mis à jour le 16 janvier 2019 à 18h24 -

Free aimerait réutiliser sa stratégie de "trublion" dans le secteur de la téléphonie mobile. Peut-il vraiment peser sur le marché en obtenant une licence ou des fréquences ?Après Xavier Niel, c'est au tour de Maxime Lombardini d'enfoncer le clou. D'après les dirigeants de Free, la facture de téléphonie mobile des français peut être divisée par deux.

Dans une interview accordée au Figaro, le directeur général de Free a assuré que la facture de 2000€ correspondant à 3 abonnements annuels d'un foyer (deux adultes et un enfant) pourrait être réduite de 1000€. Free envisagerait donc un forfait mobile - sans doute au tarif symbolique de 29,99€ - équivalent aux prestations d'un abonnement Orange/SFR/Bouygues Telecom aujourd'hui facturé près de 50€/mois.

Une bonne nouvelle pour les consommateurs français mais aussi pour le dynamisme du marché de l'Internet mobile et de la convergence. D'autant plus que la concurrence que se livrent les 3 principaux opérateurs français a déjà été montrée du doigt à l'occasion d'un procès pour "entente illicite" (amende de 534 millions d'euros).

Mais derrière les déclarations d'intention, Free peut-il peser dans la balance ? Selon Maxime Lombardini, Iliad serait à même d'investir 1 milliard d'euros dans la création d'un réseau de téléphonie mobile dès l'obtention de la 4ème licence 3G (valant elle-même 619 millions). Une somme rondelette qui s'ajoute aux 2 milliards déjà monopolisés par les investissements pour la fibre optique, et le rachat d'Alice.

Certes, le "ticket d'entrée" dans le monde de la téléphonie mobile est moins élevé aujourd'hui qu'en 1998. Les équipements sont bien moins coûteux et Free bénéficie par ailleurs d'une image de marque solide auprès des industriels du secteur. Autre bon point : le "trublion de l'internet" peut également compter sur une base de 4 millions d'abonnés ADSL. Mais tout cela suffirait-il à concurrencer Orange, SFR et Bouygues, mais aussi l'ensemble des opérateurs virtuels (MVNO) déjà en place ?